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lundi 29 octobre 2012

Bryopsidée vivace




Cette mousse au vert soutenu s'annonce plus redoutable qu'elle ne le paraît. La prolifération du végétal lui vaut déjà le surnom de "peste des bois" parmi les îlais qui la connaissent.





En 2002, elle ne représentait que quelques taches vertes sur deux ou trois chênes de la Grande île. Elle couvre maintenant près de 91 % des chênes et commence à se propager aux autre espèces d'arbres aux écorces similaires.





Le professeur M. Neuchat qui suivait le comportement de ce bryophyte appelle à l'aide. Non seulement elle se développe trop vite, au détriment des espèces habituelles de la région, mais en plus, dit-il, elle est toxique. Cette assertion reste infondée, cependant sa multiplication incontrôlable la rend dangereuse.


Sa reproduction est asexuée: elle semble repousser en permanence, se répliquant à l'infini au gré de ses boutures. Si l'hypothèse est confirmée, toutes les mousses n'en seraient qu'une seule. Une mutante, sans doute: son mode de reproduction comme sa résistance aux sècheresses et à la pollution sont totalement inhabituels chez les bryopsidées classiques. Grâce au phénomène de reviviscence cette espèce peut survivre à l'état déshydraté.



En 2009, l'IFRI (Institut Français de Recherches Insulaires) enregistre sa présence sur 20 îles fluviales. Aujourd'hui, on l'a repérée sur plus de 100, principalement sur l'axe Paris-Le Havre.



Le risque est sérieux. Si la nature ne régule pas d'elle-même l'expansion de cette nouvelle venue, c'est la biodiversité de l'écosystème qui sera mise en question. Comment résister? L'éradiquer? Impossible.


1 commentaire:

  1. ça n'augure rien de bon tout ça... oh non! Et d'autres menaces bien plus grandes encore pèsent sur cette île il semble.

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