Stipe fin et chapeau légèrement tombant, enraciné dans de la mousse de chêne, ce champignon resemble fortement à son cousin le lepiote bouclier, à la seule différence qu'il emet un rayonnement nocturne, dû à une photosynthèse surdéveloppée. Le sporophore se charge de lumière le jour et devient phosphorescent la nuit. Ce sont les mycéliums qui sont particulièrement spectaculaires dans l'obscurité totale. Ce prodige végétal est probablement né d'une hybridation sauvage d'un Lampyris noctiluca (ver luisant) et d'un Fungi, d'après les premières analyses.
Le phénomène a été repéré dans la nuit du 1er novembre par un habitant du continent.
"Une lueur étrange émanait de l'île, on aurait dit que les aliens avaient débarqué." Le témoin poursuit: "Je n'ai jamais vu ça, et pourtant, j'habite sur cette berge depuis quarante-trois ans."
Mr. Lefrais a aussitôt photographié le phénomène, mais les clichés se sont avérés de trop mauvaise qualité pour déterminer la nature de l'objet provoquant cette lumière. Ils ont cenpendant permis de discerner les emplacements approximatifs des éclats mystérieux.
Une équipe de scientifiques alertés par la presse locale s'est mis en devoir de trouver une explication au halo insulaire et de surveiller la population croissante des micro-champignons fluorescents.
La proliferation de minuscules champignons chargés de quinine remarquée sur la Grande Île constitue la troisième constatation de transmutation organique dans la région.


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